Le Raïs évoque d’importants dossiers d’ordre local, régional et international

Test Acount Dimanche 07 Février 2021-19:10:10 Actualités
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi
Le Président Abdel Fattah Al-Sissi

Le Président Abdel Fattah Al-Sissi s’est exprimé, samedi soir, lors d’une intervention téléphonique sur la chaîne “mbc Misr”, avec l’animateur Amr Adib. Le Président a abordé maints dossiers d’ordre local, aussi bien régional qu’international. Commençant par un problème local chronique, à savoir la corruption administrative et la crise du logement, le Président a souligné que la crise des bâtiments d’Alexandrie et de la rue Fayçal au Caire représentent la réalité des faits. “C’est une question importante qui mérite l’intérêt”, a dit le Président, en ajoutant que lorsqu’il avait lancé la question des conciliations et des règlements à l’amiable en ce qui concerne les constructions illégales, le but était de dire aux gens que nous souffrons déjà d’un grand problème, et que l’affaire s’est éloignée du contrôle de l’Etat depuis de longues années. Bref, des procédures non-contrôlées, a-t-il regretté, tout en déplorant la présence d’une corruption administrative qui a débouché sur ces problèmes dont souffre l’Etat. Et le Raïs d’affirmer que l’Etat est capable d’assurer un million d’appartements aux prochaines générations. “Nous voulons dépasser l’idée de location. Les gens veulent habiter dans des logements de leur propriété. Nous sommes capables de répondre à la demande cette année en cours et l’an prochain aussi, mais nous avons 40% ou 50% de zones informelles et nous travaillons à présent à développer la campagne et les zones rurales”. Le Chef de l’Etat a révélé qu’il faut près de 3 à 4 trillions de LE pour résoudre le problème des zones informelles. “Le problème n’est pas une question de financement, c’est plutôt d’avancer en réussissant à réduire le volume de la croissance non-planifiée”, a expliqué le Président, évoquant là 500 milliards de LE consacrés au développement des villages. Al-Sissi s’est alarmé sur la croissance démographique. C’est un grand et dangereux problème, a-t-il dit. “Je ne peux pas seul résoudre ce problème, ni non plus vous, mais ensemble nous le pouvons”, a-t-il affirmé à ce propos. Il a expliqué que la croissance démographique est un problème qui remonte à l’époque de feu le Président Gamal Abdel Nasser et qui s’est poursuivi tout au long des deux anciens régimes de Sadate et de Moubarak. “L’Etat en travaillant doit veiller sur la stabilité de la société. Il ne s’agit pas d’appliquer immédiatement les différentes mesures, parce qu’il existe certaines mesures, qui sont théoriquement correctes, mais sur le plan pratique, il existe des facteurs qui les préviennent”, a-t-il souligné. Le Raïs a par ailleurs affirmé que la force de l’Egypte émane de ses institutions aussi bien que de son peuple. “Nous tenons à ce que toutes nos démarches soient en faveur de l’établissement de la paix et de la stabilité”, a-t-il renchéri. Et d’évoquer la conjoncture internationale, en soulignant qu’elle est toujours liée à la conjoncture intérieure, faisant remarquer que toute attaque ou altération des faits ne le cible pas en personne, mais cible plutôt le peuple. Abordant la question de la vaccination contre le Covid-19, le Chef de l’Etat a indiqué que cette question s’avère importante. “Nous étudions tous les points relatifs à ce sujet pour prendre la décision propice et ainsi déterminer qui sont les premières catégories qui recevront le vaccin. Nous avons commencé par les médecins et les personnes souffrant de maladies chroniques”, a-t-il révélé. Le Raïs a rassuré le public de la disponibilité du vaccin. Il a ensuite parlé de l’inquiétude et du dérangement que ressentent les citoyens à cause de la multiplication du nombre de ponts construits. “Nous avons des millions de véhicules qui circulent en Egypte, et chaque année ce nombre augmente de plus de 200 mille. Il faut réduire le temps gaspillé et le carburant consommé qui affectent les gens. Donc, nous n’entreprenons pas des étapes dont nous n’avons pas besoin. Nous réalisons tant de choses non seulement sur le plan des routes, mais aussi dans tous les secteurs”, a-t-il fait savoir. Evoquant la question du Barrage éthiopien de la Renaissance et les préoccupations quant aux effets néfastes sur les eaux dans les années à venir, Al-Sissi a rassuré : “Nous combattons à travers les négociations. Tant que nous nous entraidons et que nos positions sont invariables, il n’y a donc rien à craindre et nous parviendrons à un résultat via les négociations”. Sur le plan régional, le Président a souligné que la région arabe s’est exposée à de fortes secousses et à de remarquables troubles au cours des dernières années. Et le Raïs d’évoquer la crise libyenne, en notant : “Le gouvernement et le prochain Conseil sont intérimaires jusqu’à ce que les élections soient tenues. C’est là une étape sur la bonne voie. Nous appuyons la Libye dans ces démarches et nous continuerons à interagir avec ce pays frère durant la prochaine période”, a-t-il dit, affirmant que l’Egypte est prête à coopérer avec la Libye après la formation d’un nouveau gouvernement qui sera approuvé par le Parlement, afin que ce pays puisse se rétablir et se préparer pour les élections. “Nous sommes prêts à jouer un rôle positif comme d’habitude. Et nous avons toujours eu des positions claires en faveur de l’établissement de la stabilité et du règlement des problèmes”, a-t-il réitéré.

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